La Vía de la Plata est la plus longue, la plus solitaire et la plus exigeante des voies de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Néanmoins, pour nous et sur la base de notre expérience, nous considérons qu’il s’agit de l’itinéraire avec le plus pur style d’aventure et de cyclisme.
Ses chemins de terre et les vastes étendues à parcourir (surtout dans la région de l’Estrémadure) en font l’itinéraire idéal pour les amateurs de cyclotourisme qui souhaitent vivre une aventure de haut niveau.
Un itinéraire historique qui traverse la péninsule ibérique du sud au nord en suivant d’anciennes voies romaines et des chemins traditionnels.
Vous trouverez sur cette page la description des étapes de la Vía de la Plata à vélo, conçue comme une orientation et non comme un itinéraire rigide. Chaque cycliste peut - et doit - adapter les distances en fonction de son niveau physique, du type de vélo et de la période de l’année.
Ces étapes sont basées sur une expérience cyclotouristique réelle et sont particulièrement adaptées au VTT, au gravel et aux vélos électriques.
Ce qu’il faut savoir avant de parcourir la Route de l’argent à vélo
🚲 Parcours recommandé pour le VTT, le gravel ou l’e-bike
🧭 Marquage irrégulier → GPS indispensable
💧 Longues périodes sans services
🌡️ Chaleur intense au printemps et en été
🏕️ L’hébergement est rare à certains stades
Haut
991 km
(en passant par Santiponce, Guillena et Castilblanco de los Arroyos).
Distance totale : 70 km
Dénivelé et difficulté : Moyennement élevé (en raison de la distance et de l’accumulation des efforts ; arrivée en montagne).
Terrain : sections urbaines et périurbaines, pistes et routes de campagne, asphalte occasionnel et possibilité de parc forestier.
Caractère de l’étape : longue journée, très variée, avec une transition entre les villes monumentales et les paysages de montagne.
Km 0
L’étape commence dans le cœur historique de Séville. Après avoir laissé derrière elle la cathédrale et le centre-ville, la route se dirige vers l’ouest en traversant le Guadalquivir et le quartier de Triana. Traversant des quartiers historiques et des zones piétonnes, l’itinéraire cède progressivement la place à des espaces plus ouverts.
À la sortie de la ville, deux itinéraires classiques convergent vers Santiponce: traverser Camas ou suivre directement les pistes, en évitant le centre-ville. Les deux mènent au même point, à côté du monastère de San Isidoro del Campo et des ruines romaines d’Italica.
🚶♂️ Sevilla → GuillenaDistance : 22 km
À partir de Santiponce, la route se poursuit entre des chemins de terre, des zones agricoles et des tronçons qui, à certains endroits, ne sont pas très bien signalisés. Les eucalyptus, les vergers et les chemins rectilignes indiquent le caractère rural du voyage.
L’arrivée à Guillena se fait entre les champs et les orangeraies. C’est un bon endroit pour s’arrêter, faire des provisions et reprendre des forces avant d’attaquer les prochains kilomètres.
Distance : 19 km
Ce tronçon est très représentatif du Camino : de larges chemins entre les clôtures, les champs de culture et les prairies, avec la présence de barrières pour le bétail qu’il convient de laisser en l’état. Le terrain est vallonné mais pas très difficile, et le paysage change progressivement vers un environnement plus naturel et montagneux.
Après une dernière montée, vous entrez dans Castilblanco de los Arroyos, un village avec des services, des restaurants et une atmosphère de pèlerinage.
Distance : 29 km
Il s’agit du tronçon le plus exigeant de la journée. Il part de Castilblanco par la route en direction d’Almadén de la Plata, avec peu de points intermédiaires, et il est donc conseillé d’emporter suffisamment d’eau et de nourriture.
Le long du parcours, il est possible de quitter l’asphalte et de traverser le parc forestier, s’il est ouvert. Cette variante offre un environnement beaucoup plus agréable : pistes entre les chênes, petits gués et sentiers ombragés. La fin est particulièrement intense, avec une descente courte mais raide qui mène directement à Almadén.
Km 70
Almadén de la Plata est un excellent point final à cette première grande journée. Village de montagne tranquille et accueillant, il dispose d’une auberge, de logements et de restaurants. C’est un bon endroit pour se reposer, reprendre des forces et se préparer à l’étape suivante, qui traverse une zone avec de longs tronçons d’autonomie.
📌 Résumé des distances
Total : 70 km
(en passant par El Real de la Jara, Monesterio et Fuente de Cantos).
Distance totale : 85,46 km
Dénivelé et difficulté : élevés (en raison de la distance accumulée et des longs tronçons sans services).
Terrain : Routes secondaires, chemins agricoles, voie romaine, chemins pour le bétail et liaisons avec la N-630.
Caractère de l’étape : très longue, variée et complète Vía de la Plata, avec une transition de la Sierra Morena à la Baja Extremadura.
Km 0
L’étape commence à Almadén de la Plata, laissant derrière elle les montagnes de Séville. Aujourd’hui, une grande partie de l’itinéraire traditionnel traverse des propriétés privées, où le tracé n’est pas toujours autorisé. L’itinéraire habituel suit donc la route A-483 en direction d’El Real de la Jara. Il s’agit d’un parcours long et monotone par endroits, qu’il convient d’aborder calmement et avec une bonne planification.
🚶♂️ Almadén de la Plata → El Real de la JaraDistance : 17 km
L’itinéraire suit la route qui relie les deux villes, sans difficulté technique mais avec peu d’intérêt paysager. El Real de la Jara marque la fin de la première partie du trajet et dispose de tous les services nécessaires : auberge municipale, logements privés, restaurants et accès à Internet. C’est un bon endroit pour une longue halte.
🌄 El Real de la Jara → MonesterioDistance : 21 km
En quittant El Real de la Jara, nous traversons le ruisseau Víbora, qui marque la frontière entre l’Andalousie et l’Estrémadure. Peu après, apparaissent les ruines du Castillo de las Torres, témoignage du passé historique de la région. L’itinéraire se poursuit sur de larges pistes jusqu’à ce qu’il rejoigne la EX-318, puis la N-630.
Dans ce tronçon, le chemin est interrompu par l’autoroute, ce qui oblige à suivre des tronçons proches de la route nationale, à la traverser avec prudence et à continuer sur des chemins balisés jusqu’à Puerto de la Cruz. De là, une descente confortable mène à Monesterio.
🐖 Monesterio, terre de jambonKm 38
Monesterio est internationalement connu pour ses charcuteries et son jambon ibérique nourri au gland. Il dispose d’une auberge et de plusieurs hôtels, restaurants et services. C’est un endroit clé pour prendre un bon repas et reprendre des forces avant de continuer.
🌾 Monesterio → Fuente de CantosDistance : 22 km
Cette étape est une descente douce et presque continue. Quittez Monesterio en suivant la N-630 et, après avoir quitté le terrain de football, prenez un sentier qui descend entre des murs de pierre et des zones d’élevage. L’itinéraire traverse de grands espaces, avec peu de signalisation, il est donc conseillé de suivre attentivement les flèches jaunes.
Du sommet, vous pouvez voir Fuente de Cantos, la maison natale de Zurbarán. Le chemin entre par le sud jusqu’à l’auberge touristique située dans l’ancien couvent.
🏛️ Fuente de CantosKm 60
Fuente de Cantos possède l’une des auberges les plus complètes de la route, ainsi que des hôtels, des restaurants et tous les services. C’est la dernière ville importante avant Zafra.
🌿 Fuente de Cantos → ZafraDistance : 26 km
L’itinéraire commence par la traversée du centre ville et emprunte la voie romaine, parallèle à la N-630, entre les champs de culture. Il traverse Calzadilla de los Barros et continue vers Puebla de Sancho Pérez, où le Chemin traverse le centre du village à côté de l’église.
À partir de là, l’itinéraire se complique légèrement en raison des passages à niveau et des voies de service, mais les flèches indiquent correctement l’entrée de Zafra par le Paseo de la Estación. Après avoir traversé le Parque de la Paz et contourné l’Alcázar de los Duques de Feria, vous atteignez le centre historique.
🏁 Zafra, fin de l’étapeKm 80,4
Zafra, surnommée la « petite Séville », est une excellente étape. La ville offre une auberge de tourisme, de nombreux hôtels, des restaurants et un quartier historique très attrayant pour se reposer après l’un des plus longs trajets de la Route de l’Argent.
📌 Résumé des distances
(Los Santos de Maimona - Villafranca de los Barros - Torremejía - Mérida)
Distance totale : 80,86 km
Difficulté : élevée (en raison du kilométrage et de l’accumulation d’heures)
Terrain : Routes rurales et agricoles, tronçons de voie romaine, liaisons routières et accès urbains.
Profil recommandé : cyclotouristes ayant une bonne base physique et une expérience des longues randonnées.
Caractère de l’étape : Très complète et représentative de la Route de l’Argent, avec un fort contraste entre la campagne agricole et le patrimoine romain.
Km 0
Le départ de Zafra marque un début urbain qui se transforme rapidement en un paysage ouvert. Après avoir laissé derrière soi l’auberge et le centre historique, le Camino monte doucement entre les maisons et les forêts de pins, en prenant de la perspective sur la campagne de Badajoz. C’est une étape idéale pour réchauffer vos jambes et ajuster votre rythme avant d’affronter une longue journée. Il est conseillé de partir avec suffisamment d’eau et d’avoir une idée claire de la façon de gérer vos arrêts.
🚶♂️ Zafra → Los Santos de MaimonaDistance : ≈ 5 km
Ce premier secteur est court et confortable. La route mène directement à Los Santos de Maimona, un village animé doté de tous les services, idéal pour une première étape. En traversant le village, du sud au nord, vous pourrez profiter de son atmosphère quotidienne avant de franchir la rivière Robledillo par le vieux pont de pierre, l’une de ces étapes qui nous rappellent le caractère historique du Camino.
🌾 Los Santos de Maimona → Villafranca de los BarrosDistance : ≈ 16 km
À partir de là, l’étape prend un caractère plus rural. La route passe entre des murs de pierre, des vergers et des maisons de campagne, parallèlement à la voie ferrée et à la N-630. Il s’agit d’un tronçon long mais sans difficulté technique, très rectiligne, où prédominent les vignobles et les oliveraies. La monotonie du paysage est compensée par une route vallonnée qui invite à maintenir un rythme soutenu jusqu’à Villafranca de los Barros.
🏠 Villafranca de los Barros, le cœur de l’agricultureKm ≈ 21
Villafranca est une ville importante de la région viticole. Elle offre plusieurs possibilités de se reposer et de se rafraîchir, aussi bien dans le centre ville que dans des hébergements situés au milieu des oliveraies. C’est un bon endroit pour se regrouper, déjeuner tranquillement et se préparer pour le prochain bloc de kilomètres, l’un des plus exigeants en termes de continuité.
🌿 Villafranca de los Barros → TorremejíaDistance : 27.5 km
Ce tronçon est psychologiquement et physiquement éprouvant. Il commence par le célèbre Camino del Vizcaíno, une interminable ligne droite qui met à l’épreuve la persévérance du cycliste. Plus loin, il rejoint le Camino del Chaparral, où le paysage s’ouvre encore plus entre les vignes et les champs.
Dans les derniers kilomètres, l’itinéraire coïncide avec la voie romaine, ce qui lui confère une valeur historique supplémentaire avant d’arriver à Torremejía. L’entrée dans le village se fait en traversant la voie ferrée, parfois par le biais d’un métro, ce qui renforce le sentiment d’isolement.
Km ≈ 48,5
Torremejía est un village tranquille, avec une auberge et des services de base. Ici, la fatigue accumulée est déjà perceptible, c’est donc une bonne idée de s’arrêter, de bien s’hydrater et de se ménager sur la dernière ligne droite vers Mérida.
🏛️ Torremejía → MéridaDistance : 16 km
Ce secteur plus court sert de transition vers l’une des principales étapes du Chemin. L’itinéraire suit des pistes parallèles à la N-630 et des zones agricoles jusqu’à ce qu’il atteigne le Guadiana. L’entrée à Mérida par le pont romain est l’un des moments les plus spéciaux de l’étape, en lien direct avec l’histoire millénaire de la Route de l’Argent.
🏛️ Mérida, capitale romaineKm ≈ 64,5
Mérida vous invite à arrêter l’horloge. Théâtre, amphithéâtre, aqueducs et vestiges romains accompagnent le pèlerin dans sa traversée de la ville. Bien que l’étape se poursuive, c’est un lieu idéal pour une longue halte, pour se ressourcer et profiter de l’environnement avant les derniers kilomètres.
🌾 Mérida → AljucénDistance : 22.5 km
La sortie de Mérida se fait par des quartiers périphériques et des chemins ruraux qui mènent à la zone du réservoir de Proserpina ou à la voie romaine, selon la variante suivie. Le terrain alterne les pistes et les chemins entre les pâturages et les fermes d’élevage, avec une signalisation claire.
Après avoir traversé El Carrascalejo, le dernier point fiable pour le ravitaillement en eau, le Chemin continue entre de légères ondulations jusqu’à passer sous l’autoroute et entrer dans Aljucén, avec la sensation d’avoir terminé l’étape.
Km 80,86
Aljucén offre une fin paisible et très accueillante. C’est un endroit idéal pour se reposer après l’une des plus longues journées de cette première partie de la Route de l’Argent, pour préparer la logistique du lendemain et pour reprendre des forces dans un environnement simple et hospitalier.
📌 Résumé des distances
Distance : 58.31 km
Difficulté : moyenne
Bien que cette étape puisse sembler courte sur le papier, nous l’avons choisie consciemment et stratégiquement. À ce stade du parcours, le corps est reconnaissant d’une pause et d’une journée plus supportable, qui nous permet de ralentir le rythme, de reprendre des forces et de profiter de l’environnement sans se presser.
En outre, l’étape se termine à Cáceres, l’une des villes monumentales les plus impressionnantes de la Route de l’argent. Son centre historique, classé au patrimoine mondial de l’humanité, mérite une visite approfondie sans horloge, ce qui est difficile à faire après une longue étape. Arriver avec du temps et de l’énergie permet de flâner dans la vieille ville, de se perdre dans ses rues pavées et de savourer l’expérience au-delà du vélo. Pour toutes ces raisons, cette étape n’est pas seulement conçue pour parcourir plus de kilomètres, mais aussi pour se reposer, apprécier et profiter au maximum de l’un des grands repères culturels de la route.
Aljucén → Alcuéscar (20 km)La sortie d’Aljucén se fait par l’église, en tournant à gauche et en descendant la rue principale. À la sortie du village, continuez sur la route parallèle à la rivière Aljucén jusqu’à ce que vous rejoigniez la N-630. Tournez à gauche, traversez le pont sur la rivière et continuez jusqu’à la station-service, sans la dépasser.
Les flèches jaunes indiquent un sentier sur la droite, parallèle à la rivière, qui longe les murs. Les panneaux sont rares et disparaissent pendant environ 1,8 km, jusqu’à ce que vous atteigniez une croix métallique, où le chemin se divise. Continuez à gauche, en suivant les flèches jaunes, et ignorez le chemin de droite qui traverse la rivière.
Le chemin monte doucement pendant plusieurs kilomètres. À environ 6-7 km d’Aljucén, vous quittez la piste et entrez dans un petit bois, en suivant attentivement les flèches jaunes peintes sur les pierres et les troncs de chêne (les flèches rouges correspondent à un itinéraire local).
À 9 km d’Aljucén, vous entrez dans la province de Cáceres. À partir de là, l’itinéraire traverse de vastes prairies de chênes, souvent fermées par des barrières, et franchit un plateau avant de descendre et de remonter, en passant par la croix de San Juan.
Environ 2 km après cette croix, au sommet d’une colline, se trouve un carrefour : le chemin de droite mène directement à Alcuéscar (environ 3 km), tandis que celui de gauche rejoint la route de la N-630 et des Casas de Don Antonio. L’accès à Alcuéscar se fait par la partie haute du village, puis par la rue principale jusqu’au croisement avec la route N-630-Montánchez, où se trouve l’auberge, dans le couvent.
Alcuéscar → Valdesalor (27 km)Depuis l’auberge, prenez la petite route à gauche. Après environ 800 m, lorsque la route tourne à gauche, les flèches jaunes indiquent un chemin sur la droite, qui passe entre des prairies de chênes. Le balisage est à nouveau discret, soyez donc vigilant au carrefour.
On accède à Casas de Don Antonio en traversant un pont romain sur la rivière Ayuela, juste après une borne d’information. Avant d’arriver à la N-630, tournez à droite pour la suivre en parallèle. Sur ce tronçon, vous trouverez plusieurs bornes romaines, dont celle connue sous le nom de borne postale, où les pèlerins laissent traditionnellement des messages.
Après avoir passé l’ermitage de Santiago et traversé un autre pont romain, l’itinéraire se dirige vers Aldea del Cano, où il est possible de s’arrêter pour se restaurer ou de continuer tout droit ; les deux itinéraires se rejoignent à nouveau. L’itinéraire passe sous l’autoroute, traverse à nouveau des prairies de chênes et traverse la piste d’un petit aérodrome. Peu après, après être passé à côté d’une antenne, vous atteignez le pont romain sur la rivière Salor, qui donne un accès direct à Valdesalor.
Valdesalor → Cáceres (12,3 km env.)Depuis la mairie de Valdesalor, traversez la N-630 et prenez un chemin parallèle à la route nationale en direction de la station-service. Après l’avoir dépassée, longez le bord de l’autoroute, traversez un viaduc et revenez à la N-630 par un chemin qui monte doucement.
Après plusieurs traversées et un passage sous la route nationale, le col de Camellas est franchi, entre le camp militaire et la route. De là, vous traversez à nouveau la N-630 pour entamer la montée finale vers Cáceres.
L’entrée dans Cáceres est bien indiquée, en traversant une zone industrielle. L’itinéraire urbain se poursuit le long de plusieurs rues, comprend la montée exigeante de la rue San Ildefonso et se termine enfin sur la Plaza Mayor, point emblématique et fin naturelle de l’étape.
Fin de l’étape : CáceresCáceres offre tous les services : auberges, hôtels, restaurants et une ville historique exceptionnelle qui vous invite à vous arrêter, à vous reposer et à profiter. C’est l’endroit idéal pour rompre le rythme de la route, prendre le temps d’une visite culturelle et se ressourcer avant de poursuivre la Vía de la Plata.
(en passant par Casar de Cáceres et Grimaldo)
Distance totale : ≈ 73,66 km
Dénivelé et difficulté : moyennement élevé (en raison de la distance, de la chaleur et du manque de services).
Terrain : Chemins de terre, route romaine, chemins de bétail et courtes portions d’asphalte.
Caractère de la scène : très authentique, solitaire et entièrement Vía de la Plata.
🏛️ Cáceres, un départ de luxe
Km 0
L’étape commence à Cáceres, l’une des villes les plus belles et les plus monumentales de tout le parcours. Son centre historique fortifié, classé au patrimoine mondial de l’humanité, justifie à lui seul une visite tranquille. C’est un endroit idéal pour se reposer, surtout si vous revenez de plusieurs étapes exigeantes.
La ville offre toutes sortes de services : une auberge municipale, une auberge privée dans le centre-ville, des pensions traditionnelles, des hôtels et une excellente gamme de restaurants. Il est fortement recommandé de quitter Cáceres avec un bon petit-déjeuner et de l’eau en quantité suffisante, car c’est le début de l’une des zones les moins peuplées de la Vía de la Plata.
🚶♂️ Cáceres → Casar de CáceresDistance : 10 km
Le départ de Cáceres traverse des quartiers tranquilles jusqu’à rejoindre de larges chemins qui s’enfoncent dans la campagne d’Estrémadure. Il s’agit d’un tronçon confortable, idéal pour prendre le rythme, avec des pistes bien définies et sans difficultés techniques.
Le paysage s’ouvre progressivement : plaines, chênes verts et grandes fermes d’élevage anticipent le caractère du voyage. En un peu plus de deux heures, vous atteindrez Casar de Cáceres, une ville traditionnellement accueillante pour les pèlerins.
🏠 Casar de Cáceres, point cléKm 10
Casar de Cáceres dispose d’une auberge municipale gratuite, située en face de la mairie. Les clés peuvent être retirées au restaurant Majuca, un lieu étroitement lié au Camino, où vous pouvez également manger un menu de pèlerin et commander des sandwichs pour le lendemain.
À partir de là, il est conseillé de vérifier vos bagages et votre eau : à partir de ce point, il n’y a plus de services intermédiaires pendant de nombreux kilomètres.
🌄 Casar de Cáceres → GrimaldoDistance : 42.5 km
Il s’agit du tronçon central et le plus exigeant de l’étape, tant en termes de longueur que d’exposition au soleil. Dès que vous quittez Casar, le Camino monte doucement jusqu’à un grand plateau, d’où l’on a une vue spectaculaire sur la plaine d’Estrémadure lorsque le temps est clair.
Pendant des kilomètres, l’itinéraire suit de larges pistes, traverse des barrières et des enclos à bétail, dans un environnement très solitaire. C’est dans ce tronçon que l’on trouve le plus grand nombre de bornes romaines, notamment au lieu-dit Lomo de la Plata, l’un des points les plus symboliques de toute la Via.
La sensation d’isolement est totale : longues lignes droites, absence quasi absolue d’ombres et de silence, interrompus seulement par le bétail ou le vent. C’est ici que la Vía de la Plata est la plus pure et la plus exigeante.
Plus loin, la route rejoint la N-630, traverse la rivière Almonte puis le Tage, avec la possibilité de faire un petit détour par l’ancienne gare et les environs du barrage d’Alcántara. Après ce long tronçon, la route atteint Grimaldo, un petit village rural où il est possible de passer la nuit.
🛏️ GrimaldoKm ≈ 52,5
Grimaldo dispose d’un hébergement pour les pèlerins dans l’annexe du centre social, avec des services de base et une atmosphère tranquille. Il s’agit d’un lieu simple, idéal pour se reposer après l’effort accumulé.
🌾 Grimaldo → GalisteoDistance : 20 km
À partir de Grimaldo commence un tronçon plus court mais très caractéristique, connu sous le nom de « el camino de los portillos » (le chemin des portes). Pendant une bonne partie du parcours, vous traversez des clôtures de bétail, vous ouvrez et fermez de nombreuses barrières. Il est essentiel de toujours les laisser telles quelles, ouvertes ou fermées, par respect pour les propriétaires et pour les pèlerins qui viendront plus tard.
Le Camino traverse de vastes prairies, avec du bétail en liberté et un balisage discret soutenu par des piquets et des clôtures. Après avoir traversé des ruisseaux et de douces collines, le chemin fait un long détour avant d’offrir, presque soudainement, l’image de Galisteo.
🏰 Galisteo, un final inoubliableKm ≈ 73,66
L’arrivée à Galisteo est l’une des fins d’étape les plus spéciales de toute la Route de l’Argent. Le village est entièrement entouré d’une muraille médiévale parfaitement conservée, et y pénétrer après une longue journée solitaire est particulièrement émouvant.
Galisteo offre plusieurs possibilités d’hébergement et de restauration pour les pèlerins, ainsi que des bars, des petites boutiques et même un accès à Internet. C’est un excellent endroit pour se reposer et se préparer à l’étape suivante, qui se déroule à nouveau avec de longues périodes d’autonomie.
📌 Résumé des distances(en passant par Carcaboso, Cáparra, Aldeanueva del Camino et Baños de Montemayor).
Distance totale : ≈ 73 km
Dénivelé et difficulté : élevés (en raison de la distance, de la chaleur et des longues périodes sans services).
Terrain : Chemins ruraux et d’élevage, tronçons de voie romaine, carrefours routiers.
Caractère de l’étape : très exigeante, historique et entièrement Vía de la Plata, avec une arrivée dans une zone montagneuse.
Km 0
L’étape commence par le départ de Galisteo à travers sa muraille médiévale, l’un des sites les mieux conservés de toute la Vía de la Plata. La ville offre plusieurs possibilités d’hébergement et de restauration : une maison municipale avec un nombre limité de places, des maisons de pèlerins et des bars avec des chambres. C’est un bon endroit pour recharger vos batteries avant d’affronter l’une des journées les plus longues de la route.
Il est conseillé de commencer par un bon petit déjeuner et de l’eau en quantité suffisante, car c’est le début de longues périodes d’autonomie réelle.
🚶♂️ Galisteo → CarcabosoDistance : ≈ 15 km
Vous quitterez Galisteo en descendant vers le pont médiéval et continuerez sur des routes tranquilles et des chemins confortables jusqu’à Carcaboso, ville connue pour ses bornes romaines intégrées dans son centre urbain. C’est un endroit très recommandé pour s’arrêter, boire un verre et faire le plein d’eau avant de continuer.
🏛️ Carcaboso → Cáparra (arc romain)Distance : ≈ 15 km
À partir de Carcaboso, la route devient plus ouverte et solitaire. Elle alterne les chemins et les routes de campagne avec un balisage discret jusqu’au site de Cáparra, l’un des sites archéologiques les plus importants de la Route de l’Argent. L’arc romain, le seul arc quadri-frontal conservé en Espagne, marque l’un des moments les plus emblématiques de la journée.
À proximité du centre d’interprétation, il est possible de faire une courte pause et de se réapprovisionner en eau avant de continuer.
🌿 Cáparra → Baños de MontemayorDistance : 28.5 km
Ce tronçon est long et exigeant. L’itinéraire passe par des chemins ouverts et des croisements de routes, en passant par Aldeanueva del Camino, avec la possibilité de faire un détour par Hervás pour ceux qui en ont le temps. Le paysage change progressivement et la proximité des montagnes commence à se faire sentir.
L’arrivée à Baños de Montemayor est un soulagement : une ville thermale avec des bars, des restaurants et des services où il est possible de faire une halte plus longue avant la dernière ligne droite.
⛰️ Baños de Montemayor → Puerto de Béjar → Calzada de BéjarDistance : ≈ 13 km
À la sortie de Baños, vous emprunterez la voie romaine reconstruite qui mène à Puerto de Béjar, marquant un changement de province et de paysage. La route traverse des zones plus boisées et montagneuses, franchit la rivière Cuerpo de Hombre sur un pont romain et continue avec un profil exigeant jusqu’à la Calzada de Béjar.
🏁 Calzada de Béjar, fin de l’étapeKm ≈ 71
Calzada de Béjar est une arrivée d’étape très appropriée après une longue et dure journée. Le village offre des possibilités d’hébergement et un environnement calme pour se reposer et reprendre des forces avant de poursuivre les étapes suivantes à travers les terres de Salamanque.
📌 Résumé des distances(en passant par Valverde de Valdelacasa, Fuenterroble de Salvatierra, San Pedro de Rozados et Aldeatejada).
Distance totale : 74,57 km
Dénivelé et difficulté : élevés (en raison de la distance et de l’accumulation d’efforts)
Terrain : Routes rurales, chemins de terre, tronçons de route romaine, chemins pour le bétail et liaisons goudronnées.
Caractère de l’étape : Très longue, historique et exigeante, avec une finale monumentale.
Km 0
La journée commence à Calzada de Béjar, laissant derrière elle l’environnement montagneux pour entrer progressivement dans les paysages ouverts de la province de Salamanque. Il s’agit d’une longue étape qu’il convient de bien préparer dès le départ, en partant tôt et en préparant son ravitaillement.
🚶♂️ Calzada de Béjar → Valverde de ValdelacasaDistance : ≈ 9 km
Le Camino emprunte des chemins tranquilles et des routes de campagne, avec un profil doux qui vous permet d’échauffer vos jambes sans être trop exigeant. Le paysage est ouvert et agricole, avec de longues lignes droites et une sensation d’espace. Valverde de Valdelacasa est un petit village où vous pourrez faire une petite pause.
🌾 Valverde de Valdelacasa → Fuenterroble de SalvatierraDistance : ≈ 14 km
Le parcours se poursuit sur des chemins et des sentiers bien définis jusqu’à Fuenterroble de Salvatierra, l’un des villages les plus emblématiques de la Vía de la Plata. Point d’accueil traditionnel des pèlerins, c’est l’endroit idéal pour s’arrêter, se restaurer et se réapprovisionner en eau avant d’aborder la partie centrale de l’étape.
🌄 Fuenterroble de Salvatierra → San Pedro de RozadosDistance : ≈ 21 km
Ce tronçon se déroule dans un environnement rural très ouvert, avec des champs, des prairies et de longs chemins rectilignes. La signalisation est correcte, mais la monotonie et l’exposition au soleil font que l’usure est perceptible. C’est un secteur où il faut maintenir un rythme constant et prudent.
San Pedro de Rozados est un bon point de référence intermédiaire avant d’attaquer les derniers kilomètres vers Salamanque.
🚴 San Pedro de Rozados → AldeatejadaDistance : ≈ 18 km
L’itinéraire se poursuit sur des chemins de ferme et des routes larges, avec quelques tronçons d’asphalte. Le profil est vallonné mais ne présente pas de difficultés techniques majeures. La proximité de la capitale Salamanque commence à se faire sentir, bien que les kilomètres continuent à diminuer lentement.
À Aldeatejada, vous pouvez déjà ressentir l’atmosphère périurbaine et il est possible de faire une dernière halte avant d’entrer dans la ville.
🏙️ Aldeatejada → SalamanqueDistance : ≈ 11 km
Le dernier tronçon traverse des chemins, des parcs et des accès urbains qui mènent directement au cœur de Salamanque. L’entrée dans la ville, après une si longue journée, est particulièrement gratifiante.
🏛️ Salamanque, finale monumentaleKm 72,9
L’arrivée à Salamanque est l’un des moments forts de la Route de l’argent. Son quartier historique, la Plaza Mayor et le complexe universitaire offrent une fin d’étape inoubliable. La ville dispose de tous les services nécessaires : auberges, hôtels, restaurants et boutiques, idéaux pour un repos bien mérité et, si possible, pour prendre le temps de visiter.
📌 Résumé des distancesTotal : 74,57 km
Distance totale : 65,43 km
Dénivelé et difficulté : élevés (en raison de la distance, de l’exposition au soleil et du terrain découvert)
Terrain : Routes rurales et agricoles, chemins de terre, carrefours routiers et accès urbains.
Caractère de l’étape : très longue, castillane et exigeante, avec une arrivée monumentale le long de la rivière Duero.
Km 0
L’étape commence à Salamanque, l’une des villes les plus impressionnantes du Camino. Son centre historique, la Plaza Mayor et les cathédrales justifient amplement que vous preniez le temps de la visiter avant de partir.
La ville offre de nombreuses possibilités d’hébergement : auberge municipale dans les environs du Huerto de Calixto y Melibea, auberges de jeunesse, pensions et hôtels près de la cathédrale. Il est conseillé de partir tôt et bien approvisionné, car la journée sera longue et très exposée.
🚶♂️ Départ de SalamanqueDepuis la Plaza Mayor, quittez la ville par la Calle Zamora et la Puerta de Zamora, en suivant le Paseo del Doctor Torres Villarroel et l’Avenida Raimundo de Borgoña. Après avoir traversé le rond-point, continuez en direction de Zamora par l’Avenida de los Agustinos Recoletos, en rejoignant les routes parallèles à la N-630.
🌾 Salamanque → Aldeaseca de ArmuñaDistance : ≈ 12 km
L’itinéraire traverse de grands champs de culture, avec de longues lignes droites et très peu de repères visuels. Le balisage est rare à certains endroits, il est donc conseillé d’ouvrir l’œil. Le paysage est complètement ouvert, typique de la région d’Armuña.
🌾 Aldeaseca de Armuña → Castellanos de VilliqueraDistance : ≈ 8 km
L’itinéraire se poursuit sur des chemins parallèles à la N-630, en passant par des champs de céréales. Le point de référence visuel est généralement le clocher de Castellanos de Villiquera, vers lequel se dirige le chemin. Il traverse le village en direction de l’église.
🌾 Castellanos de Villiquera → Calzada de ValduncielDistance : ≈ 9 km
L’itinéraire alterne les chemins de terre et les quelques croisements de routes goudronnées. L’arrivée à la Calzada de Valdunciel est bien indiquée et permet de se reposer à côté de l’église et du terrain de pelote. C’est un bon endroit pour s’arrêter, s’hydrater et manger.
🌄 Calzada de Valdunciel → El Cubo de la Tierra del VinoDistance : ≈ 26,5 km
À partir de Calzada, il rejoint à nouveau la N-630 pendant quelques kilomètres, avant de bifurquer sur des chemins agricoles qui traversent des zones ouvertes et non ombragées. Elle passe à proximité de la zone du Castillo del Buen Amor et traverse des zones cultivées et de petites parcelles de forêts de chênes.
Le trajet est long et exigeant, avec la sensation constante d’avancer sur un plateau infini. Enfin, vous entrez dans El Cubo de la Tierra del Vino, un village qui a une tradition d’accueil des pèlerins.
🛏️ Le cube de la région viticoleKm ≈ 55,5
El Cubo dispose d’une auberge paroissiale et de maisons privées avec des chambres. Il s’agit d’un point intermédiaire classique pour ceux qui divisent l’étape, bien que dans ce cas elle se poursuive jusqu’à Zamora.
🌾 El Cubo de la Tierra del Vino → Villanueva de CampeánDistance : ≈ 8 km
À la sortie du village, l’itinéraire suit la voie ferrée pendant plusieurs kilomètres, en traversant une agréable chênaie. Plus loin, vous quittez l’ombre et le paysage s’ouvre à nouveau jusqu’à Villanueva de Campeán, où se trouve une auberge municipale.
🏙️ Villanueva de Campeán → ZamoraDistance : ≈ 6 km
Le Camino monte doucement jusqu’à un plateau d’où vous aurez une première vue de Zamora. Après avoir traversé des routes secondaires et des zones industrielles, vous entrez dans la banlieue de la ville. L’arrivée se fait le long de la rivière Duero, en traversant le pont de pierre pour accéder au centre historique.
🏁 Zamora, fin de l’étapeKm 69,5
L’étape se termine à Zamora, ville au caractère roman très marqué, située sur les rives du fleuve Duero. La Plaza Mayor marque la fin symbolique de cette longue journée. Zamora offre toutes sortes de services : auberges, hôtels, restaurants et un centre historique idéal pour se reposer et profiter de l’une des étapes les plus difficiles de la Route de l’argent.
📌 Résumé des distances
Total : 65,43 km
(Roales del Pan - Montamarta - Fontanillas de Castro - Riego del Camino - Granja de Moreruela)
Distance totale : 65,88 km
Difficulté : Élevée
Terrain : larges routes de campagne, chemins agricoles, tronçons parallèles à la N-630 et carrefours routiers.
Caractère de l’étape : longue, exigeante et très représentative de la Route de l’Argent ; transition nette vers le Camino Sanabrés, avec des paysages ouverts et un sentiment de solitude.
Km 0
L’étape débute au cœur de Zamora, une ville qui mérite une visite reposante, mais qui part aujourd’hui avec une journée très sérieuse devant elle. Le départ se fait par des rues traditionnelles jusqu’à la Cuesta Morana, une montée courte mais intense qui constitue le premier avertissement de la journée.
Après avoir passé les derniers ronds-points et avenues, l’environnement urbain s’estompe rapidement pour laisser place à un paysage ouvert, où le cycliste commence à rouler avec une mentalité de longue distance et de persévérance.
Distance : ≈ 7 km
Il y a deux façons de quitter Zamora, toutes deux bien connues et qui convergent avant d’arriver à Roales. Dans les deux cas, l’itinéraire suit des pistes proches de la N-630, en évitant autant que possible la circulation directe.
Le terrain est confortable, avec un bon revêtement et sans complications techniques, idéal pour trouver un rythme régulier. L’arrivée à Roales del Pan se fait par la rue principale, où la présence symbolique de la Vía de la Plata est soulignée par une borne romaine reproduite à côté de l’église.
Distance : ≈ 14 km
À la sortie de Roales commence l’un des tronçons les plus caractéristiques de la journée : une longue piste droite et très exposée, parallèle à la route nationale. Le paysage est complètement plat, avec des champs de culture ouverts et peu de références visuelles.
L’absence d’ombres oblige à bien gérer l’eau, surtout pendant les journées chaudes. Après de nombreux kilomètres de route constante, vous atteignez Montamarta, en entrant par le quartier de l’église, véritable centre du village.
Km ≈ 21
Depuis Montamarta, la route se dirige vers l’un des points de vue les plus intéressants de l’étape : le barrage de Ricobayo. Si le niveau d’eau le permet, la traversée se fait directement, offrant un environnement différent, avec la présence de l’eau et de douces collines.
Dans le cas contraire, l’itinéraire passe par le pont de la route nationale. Après le barrage, la piste monte doucement entre de petits chênes et une végétation basse avant d’entamer une descente qui ramène le cycliste à proximité de la N-630, avec plusieurs croisements qui requièrent la plus grande attention.
Distance : ≈ 18 km
Ce secteur est long et quelque peu morcelé. Il alterne les chemins ruraux, les croisements de routes et les déviations bien signalées. On y trouve des vestiges d’anciennes fortifications et des constructions rurales, témoins du passé stratégique de la région.
L’arrivée à Fontanillas de Castro se fait à côté d’une station-service, l’un des meilleurs endroits pour se ravitailler et se restaurer.
Distance : ≈ 13 km
En prenant la direction de Sanabrés, le Camino continue vers le nord pour atteindre le point clé de cette route, GRANJA DE MORERUELA, un endroit où nous devrons prendre une décision importante. Dans notre cas, cette décision a été prise, mais si vous voulez suivre le Chemin français, vous devrez aller vers le nord, en direction d’Astorga.
L’itinéraire s’approche maintenant de la vallée de la rivière Esla. La traversée du pont de Quintos constitue un moment fort de la journée.
Après le pont, l’itinéraire descend vers la rive, en empruntant des chemins plus étroits et plus agréables, avant d’entamer une montée droite et régulière vers une colline d’où l’on a une vue dégagée sur les environs.
Le dernier tronçon devient progressivement plus doux jusqu’à l’entrée de Riego del Camino, un petit village rural.
Km ≈ 52
Riego del Camino est une halte classique. Petit village discret, il permet de terminer la journée ici ou, comme le font de nombreux cyclistes, de continuer jusqu’à Tábara pour des étapes compactes. L’atmosphère est calme et marque clairement l’abandon définitif de la N-630 comme point de référence constant.
🌾 Riego del Camino → Granja de MoreruelaDistance : ≈ 9 km
En quittant Riego, l’itinéraire revient à des pistes très plates et ouvertes, avec peu de végétation. Le terrain est rapide et roulant, mais psychologiquement exigeant en raison de sa monotonie.
L’entrée de Granja de Moreruela se trouve à côté de l’église et des environs de l’ancien monastère cistercien, un lieu d’une grande symbolique historique, où le Chemin de Sanabrés est consolidé en tant qu’itinéraire principal.
C’est aussi un moment clé du Camino : la séparation définitive entre la route d’Astorga et le Camino Sanabrés.
🏁 Granja de Moreruela → TábaraDistance : ≈ 7.5 km
Le dernier tronçon nécessite de faire attention aux passages à niveau et à la signalisation. Le chemin passe par des chemins agricoles, de petits détours et des passages à niveau à proximité de la N-631. Il passe par Faramontanos de Tábara avant d’aborder les derniers kilomètres.
Vous entrerez dans Tábara en traversant la route et en rejoignant le centre ville, présidé par l’église de Santa María, l’un des points de repère historiques et culturels de la région.
Km 68,5
Tábara est une fin d’étape austère et très cohérente avec l’esprit du Camino Sanabrés. C’est un village tranquille, avec une histoire mozarabe et un rythme tranquille, qui vous invite à vous reposer après l’une des journées les plus longues et les plus exigeantes de cette partie de la Route de l’Argent. Il est conseillé de bien organiser la logistique de l’après-midi et du dîner, car les services sont quelque peu dispersés.
📌 Résumé des distances
(en passant par Bercianos de Valverde, Santa Croya de Tera, Santa Marta de Tera et Mombuey).
Distance totale : 83,10 km ✅
Difficulté : élevée (en raison du kilométrage, de l’accumulation d’heures et des longs tronçons très exposés).
Terrain : Chemins de ferme, routes de campagne, croisements de routes, croisements occasionnels avec des routes nationales et passages au-dessus ou au-dessous d’autoroutes.
Caractère de l’étape : Très longue et très « Sanabrés » : plateau ouvert au début, vallée de la Tera dans la partie centrale et approche montagneuse de Sanabria à la fin.
Km 0
Vous partez du centre de Tábara, en cherchant la zone de l’église de Santa María et en laissant le centre ville derrière vous par des chemins qui montent doucement en altitude. Les premiers kilomètres sont très « orientés » : chemins agricoles, carrefours et changements de direction où il est conseillé de faire attention aux panneaux et aux jalons.
Le paysage, au début, est large et agricole : champs ouverts, longues lignes droites et vent fréquent. C’est un tronçon idéal pour s’échauffer les jambes et trouver un rythme régulier, sans trop se dépenser, car la journée sera longue.
Distance : ≈ 13 km
Km 12
Après avoir laissé derrière soi les derniers chemins d’altitude, l’itinéraire se poursuit sur un plateau avec une succession de carrefours et de petites corrections de trajectoire. Il traverse un terrain typique de la campagne, avec de larges chemins, de légères ondulations et très peu d’ombre.
L’arrivée à Villanueva de las Peras se fait tout droit, avec le clocher de l’église à l’horizon, pour entrer dans un environnement plus « vallée », où les cours d’eau et les petits changements de relief commencent à apparaître.
Bercianos est un bon endroit pour faire une petite pause : vérifier l’eau, manger un peu et continuer. S’il fait chaud, il est conseillé de réduire votre rythme cardiaque avant la prochaine étape.
🌿 Bercianos de Valverde → Santa Croya de TeraDistance : ≈ 6 km
Km 18
À la sortie, vous traversez la rivière Castrón et le sentier commence à « jouer » avec le relief : petites montées, zones d’anciennes carrières et une nouvelle descente qui ouvre la vallée de la Tera.
Vous remarquez un changement évident : le paysage n’est plus aussi plat et vous avez la sensation d’un couloir naturel vers la rivière. L’entrée de Santa Croya de Tera est agréable, avec une atmosphère calme et la sensation d’avoir changé de décor.
Distance : ≈ 5 km
Km 23
Un tronçon court, idéal pour récupérer. Nous traversons le village et, après le pont sur la rivière Tera, une petite rampe mène directement à Santa Marta de Tera.
Cette partie, bien que courte, est importante d’un point de vue logistique : Santa Marta marque généralement un point de décision pour les cyclistes (s’arrêter ici ou continuer à ajouter des kilomètres), et c’est également un endroit où il est pratique de faire une halte efficace : faire le plein d’eau, manger quelque chose de salé et se préparer pour le long tronçon à venir.
Distance : 37 km
Km 60
Ce bloc est le « cœur » de la scène en termes de continuité et de variété :
Mombuey est une étape stratégique : si vous êtes à court de forces, vous pouvez y écourter l’étape. Si vous êtes en forme, c’est l’endroit idéal pour faire une petite halte et continuer vers Sanabria.
🏔️ Mombuey → Puebla de SanabriaDistance : 32.5 km
Km 92,5
Le dernier bloc est le plus changeant et celui qui sent déjà la montagne :
*Nous tenons à préciser ici que le tracé original de la Via de la Plata sur cet itinéraire passe à proximité de la N-525 et que, bien qu’il soit possible d’emprunter ces chemins de terre en cas de pluie ou de mauvais temps, il est beaucoup plus conseillé de suivre la route. C’est pour cette raison que notre circuit téléchargeable sur Wikiloc suit la route *.
Puebla de Sanabria est un excellent point d’arrivée : historique, beau et atmosphérique. Après une telle journée, on en profite vraiment.
📌 Résumé des distances
Distance totale : 92 km
Difficulté : Très élevée - Haute montagne
Recommandation de Bicigrino : route vers A Gudiña
Puebla de Sanabria → A Gudiña
Km 0 - Km 36
Départ de Puebla de Sanabria avec une longue journée devant nous. Les premiers kilomètres quittent progressivement la vallée de la Tera, avec un terrain favorable qui permet d’accélérer le rythme sans brusquerie. Dans ce tronçon, il est recommandé de suivre la route, car l’itinéraire original du Camino présente des passages confus, des zones dégradées et des croisements avec des infrastructures modernes qui n’apportent pas de valeur ajoutée au cyclotourisme.
Le parcours est constant, avec des pentes progressives et sans rampes extrêmes, idéal pour une progression régulière et sûre. L’itinéraire traverse des zones ouvertes, avec la sensation d’une transition nette entre les montagnes de Sanabria et les contreforts de la Galice. Au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude, le paysage devient plus austère et le vent commence à se faire sentir.
A Gudiña (Km 36) est un point clé de l’étape : c’est ici que commence la partie vraiment montagneuse et il est conseillé d’arriver avec des réserves physiques et mentales.
A Gudiña → CampobecerrosKm 36 - Km 52
À partir d’A Gudiña, vous entrez dans un terrain de moyenne montagne qui alterne de longues montées et des zones plus douces. L’environnement devient de plus en plus ouvert, avec des vues magnifiques et un sentiment d’isolement. Vous traversez de petits villages dispersés, où le silence et l’immensité du paysage dominent la journée.
L’effort est ici constant, sans rampes extrêmes, mais cumulatif. Il est important de maintenir un rythme soutenu et de ne pas s’arrêter de manger, car cette section marque le début de la véritable usure de la journée.
Campobecerros (Km 52) est un bon point de référence pour évaluer votre condition physique avant de continuer.
Campobecerros → PortocambaKm 52 - Km 61
Ce secteur passe entre des routes secondaires et des pistes bien définies, avec une présence continue du réservoir de Portas, qui apparaît dans le paysage en offrant des vues larges et spectaculaires. Le terrain est toujours exigeant, bien que plus agréable à l’œil.
Les pentes sont longues mais régulières, ce qui permet une progression régulière. Le vent et les conditions météorologiques jouent un rôle important dans cette région, en particulier les jours de brouillard ou de pluie.
Portocamba → EirasKm 61 - Km 75
Section de montagne clé. À partir de Portocamba, l’environnement devient plus boisé et fermé, avec des montées soutenues et une sensation de haute montagne. C’est une zone exigeante physiquement et mentalement, où le cycliste doit bien gérer son effort.
La signalisation est plus rare et l’isolement plus grand. En cas de mauvais temps, ce tronçon nécessite une attention particulière. L’ascension est longue, avec des passages où la persévérance est plus importante que la force.
Eiras (Km 75) est un véritable soulagement : un petit noyau, une aire de repos et la possibilité de récupérer de l’eau.
Eiras → LazaKm 75 - Km 92
A partir d’Eiras commence la dernière ligne droite de l’étape. Bien que le profil soit descendant, l’arrivée n’est pas facile : pentes raides, longues descentes et changements de terrain exigent de la concentration.
Le paysage s’humanise progressivement : murs de pierre, chemins traditionnels et signes évidents de la proximité de Laza. La fatigue accumulée est particulièrement visible sur ce tronçon, il est donc conseillé d’éviter les risques inutiles dans les descentes.
L’entrée à Laza (km 92 ) est, après une longue journée, dure et vraiment montagneuse, l’une des étapes les plus exigeantes de tout le Chemin de Sanabrés.
Résumé des distancesTotal de l’étape : 92 km ✅
📏 Distance totale : 56,2 km
⛰️ Difficulté : élevée
🚴 Type d’étape : haute montagne + transition rurale et urbaine
⚠️ Étape exigeante en termes de pente cumulée et de longueur
Cette étape est l’une des plus difficiles de toute la Via de la Plata en Galice. Elle combine la haute montagne, un long col très exigeant, des sections rurales isolées et une longue approche urbaine vers Ourense.
La difficulté ne réside pas seulement dans le dénivelé, mais aussi dans l’accumulation des kilomètres après l’effort initial. C’est une journée qui nécessite de gérer son rythme, de bien s’hydrater et d’avoir la tête froide, surtout pour les cyclotouristes.
📍 Laza → Soutelo Verde📏 Km 0 - Km 4,2
⛰️ Dénivelé : faible
Le départ de l’étape est donné dans le centre de Laza, en suivant les flèches jaunes jusqu’à la route OU-113 en direction d’Ourense.
Les premiers kilomètres sont relativement doux et vous permettent d’échauffer vos jambes avant la partie sérieuse.
L’environnement est entièrement rural, avec des prairies, des murs de pierre et de petites fermes d’élevage. La surface de la route alterne entre l’asphalte et la piste compacte, toujours avec une bonne visibilité et une orientation claire.
Il est préférable de ne pas trop forcer sur ce tronçon, car la vraie difficulté n’a pas encore commencé.
⛰️ Soutelo Verde → A Albergueria📏 Km 4,2 - Km 12,0
🔥 Début effectif de l’exigence
Après avoir traversé Soutelo Verde, la route commence à s’incliner progressivement.
Le cycliste perçoit déjà que l’étape change de caractère : le terrain devient plus montagneux et les pentes commencent à être continues.
L’arrivée à A Albergueria , un endroit où nous n’aurions jamais pensé arriver, est une montée vraiment exigeante. .
🔥🔥 Partie la plus difficile de l’étape.
Une ascension longue et régulière sans véritable repos, considérée comme une catégorie spéciale en raison de la difficulté accumulée.
🔺 Dénivelé approximatif : 500 m
📈 Dénivelé moyen : environ 10 %
⏱️ Durée de l’effort : prolongé
L’itinéraire est très exigeant et dans notre cas, nous avons emprunté la piste qui longe l’OU-113, car nous pensons qu’il sera beaucoup plus facile de monter par la route, couplé et à un bon rythme. Il n’y a pas beaucoup d’ombre et il n’y a pas de sources d’eau fiables, il est donc essentiel d’être bien approvisionné en eau.
La montée est psychologiquement exigeante: les rampes ne sont pas extrêmes de temps en temps, mais elles n’offrent aucun répit et vous obligent à maintenir un effort soutenu pendant plusieurs kilomètres.
L’arrivée à A Alberguería est un véritable soulagement. Il s’agit d’un point d’arrêt et de récupération traditionnel après l’effort le plus intense de la journée.
🌄 A Alberguería → Vilar do Barrio📏 Km 13,2 - Km 23,5
🌬️ Terres en transition
Une fois le col franchi, le parcours change radicalement. Il y a des descentes douces, des faux plats et des pistes plus roulantes qui vous permettent de récupérer votre rythme cardiaque.
Le paysage s’ouvre, avec de larges vues sur les montagnes et les vallées galiciennes. Il alterne les chemins ruraux, les petits tronçons goudronnés et les carrefours de villages dispersés.
Bien que le terrain soit plus favorable, la fatigue du col est toujours présente. Il est important de ne pas être trop confiant et de maintenir un rythme régulier.
L’arrivée à Vilar do Barrio marque la fin du tronçon purement montagneux.
🌾 Vilar do Barrio → Xunqueira de Ambía📏 Km 23,5 - Km 32,5
🚴 Moyenne montagne vallonnée
Ce tronçon traverse une Galice plus humanisée : champs cultivés, hórreos (greniers surélevés), petits villages et routes locales tranquilles.
Le profil est trompeur : il n’y a pas de grandes montées, mais des montées et des descentes constantes qui accumulent l’usure.
Le revêtement de la route est bon et la signalisation est claire.
L’entrée à Xunqueira de Ambía est un point stratégique : c’est ici que se termine la partie la plus difficile de l’étape et que vous entrez dans une route plus progressive vers Ourense.
🚴 Xunqueira de Ambía → Salgueiros📏 Km 32,5 - Km 40,8
🌤️ Section roulante
Départ confortable de Xunqueira sur des routes locales et de larges chemins.
Le terrain est favorable, avec une tendance descendante et de longs faux-plats qui vous permettent de rouler en douceur.
C’est une pause idéale pour manger, bien s’hydrater et se préparer mentalement à l’arrivée urbaine à Ourense.
🏘️ Salgueiros → Seixalbo📏 Km 40,8 - Km 49,3
⚠️ Zone périurbaine
Elle entre progressivement dans la zone métropolitaine d’Ourense. Des zones industrielles, des jonctions avec des routes principales et des passages sous des voies ferrées apparaissent.
La différence de niveau n’a plus d’importance, mais la nécessité d’être attentif à la circulation, aux passages piétons et à la signalisation urbaine augmente.
L’itinéraire reste clair et toujours guidé par des flèches jaunes.
🏙️ Seixalbo → Ourense📏 Km 49,3 - Km 56,2
🎯 Fin de l’étape
Les derniers kilomètres se déroulent dans la zone urbaine d’Ourense.
Le parcours emprunte des avenues, des zones résidentielles et d’anciens quartiers industriels jusqu’à atteindre le centre historique de la ville.
Malgré la fatigue accumulée, le profil favorable facilite la fin de l’étape. L’arrivée à Ourense est satisfaisante et méritée, après l’une des journées les plus complètes et les plus exigeantes de toute la Vía de la Plata.
📊 Résumé des distancesTotal de l’étape : 56,2 km
📏 Distance totale : 64,35 km
⛰️ Difficulté : élevée
🚴 Type d’étape : moyenne montagne + transition rurale prolongée
⚠️ Stage long et exigeant, avec une forte usure accumulée.
L’étape entre Ourense et A Laxe, c’est un voyage longue, difficile et très complète, combinant un départ urbain exigeant, de longues montées, des tronçons de piste pavée, des villages traditionnels de Galice et une longue transition rurale jusqu’à la fin de l’étape.
Il n’y a pas un seul col concentré, mais une succession constante de montées et de descentes, ce qui en fait une étape d’usure progressive, particulièrement exigeante pour les cyclotouristes.
C’est une journée où il faut partir tôt, bien gérer le rythme et ne pas sous-estimer les kilomètres.
🌉 Ourense → Soutelo📏 Km 0 - Km 6,3
⛰️ Gradient : montée progressive
L’étape commence à l’un des points les plus emblématiques d’Ourense : le pont romain, qui traverse la rivière Miño.
La sortie urbaine se fait par des avenues larges et bien signalisées, en remontant l’Avenida de As Caldas et en rejoignant l’Avenida de Santiago.
Après avoir laissé derrière soi la dernière station-service, l’itinéraire s’engage sur des routes secondaires et traverse la N-525 pour entrer dans Soutelo.
Ce premier tronçon permet de quitter progressivement la ville et de préparer les jambes à la suite.
📏 Km 6,3 - Km 14,8
🔥 Montée continue
À partir de Soutelo commence une montée régulière, d’abord sur le goudron puis sur des sections pavées.
Nous passons par Cudeiro, où la route devient plus raide, et continuons sur une route traditionnelle, exigeante pour les cyclistes lourds.
La montée est longue et soutenue, sans rampes extrêmes mais avec peu de repos. Elle traverse un environnement boisé et rural jusqu’à Sartedigos, l’un des points les plus élevés du tronçon initial.
Nous atteignons ici une altitude élevée, après un effort cumulé qui commence à être clairement perceptible.
🌲 Sartedigos → Tamallancos → Bouzas📏 Km 14,8 - Km 23,9
🌬️ Descente technique et transition
À partir de Sartedigos, le terrain change. Il y a des descentes douces et des pistes forestières, entrecoupées de petites pentes raides.
Traversez la N-525 et entrez dans Tamallancos, où le paysage devient plus ouvert : prairies, greniers et séchoirs à maïs traditionnels.
Le passage par Bouzas se fait maintenant sur un terrain plus roulant, mais la fatigue commence à s’accumuler en raison de la longueur de l’étape.
🌾 Bouzas → Sobreira → Biduedo📏 Km 23,9 - Km 32,4
🚴 Terrain vallonné
Ce tronçon emprunte des chemins asphaltés et des routes rurales, avec un profil continu de montée et de descente, très typique de l’arrière-pays galicien.
Vous traversez de petits villages, de vieux ponts et des terres agricoles. Le rythme peut être bon, mais il est important de ne pas se surpasser, car il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
L’arrivée à Biduedo marque clairement le milieu de la journée.
🍞 Biduedo → A Casanova → Cea📏 Km 32,4 - Km 40,1
🏘️ Entrée dans la zone traditionnelle
À partir de Biduedo, la route se rapproche à nouveau de la N-525, qu’elle suit parallèlement avant de se séparer à nouveau en direction d’A Casanova.
L’accès à Cea se fait en traversant un petit ruisseau et en entrant dans l’une des villes les plus emblématiques du Chemin, connue pour sa tradition boulangère.
Il est possible d’y recharger ses batteries, de se restaurer ou de se reposer brièvement avant d’attaquer la seconde moitié de l’étape.
⛪ Cea → Silvaboa → Pielas → Oseira📏 Km 40,1 - Km 47,9
⛰️ Moyenne montagne
Depuis Cea, faites le détour par Oseira, une option plus exigeante mais beaucoup plus intéressante en termes de paysages et de culture.
Le terrain redevient plus escarpé, avec des montées constantes sur des routes secondaires et des tronçons de pistes tranquilles.
L’arrivée dans la région du monastère d’Oseira est remarquable : le paysage devient plus fermé et solennel.
Ce tronçon exige de la persévérance, car la pente augmente à nouveau.
🌄 Oseira → Vilarello → Carballiña📏 Km 47,9 - Km 53,4
🚴 Descentes et pentes raides
Après avoir quitté Oseira, un tronçon de descente irrégulière commence, suivi de pentes raides courtes mais intenses.
L’itinéraire alterne les pistes pavées, les routes locales et les passages entre des villages épars.
La signalisation demande de l’attention, car il y a plusieurs carrefours sans références évidentes.
🏁 Carballiña → A Laxe📏 Km 53,4 - Km 61,6
🎯 Fin de l’étape
Les derniers kilomètres se déroulent sur des routes de campagne et des tronçons goudronnés tranquilles, traversant de petits villages et des zones boisées.
Le profil est globalement favorable, même si la fatigue accumulée est clairement perceptible.
L’arrivée à A Laxe marque la fin d’une étape longue, exigeante et très complète, idéale pour clore une journée intense avant d’aborder les étapes suivantes.
Total de l’étape : 64,35 km
Distance totale : 50.03 km
Type d’étape : longue, casse-pattes, étape de transition finale
Difficulté : moyenne
Terrain : chemins ruraux, sections pavées, routes forestières et asphalte secondaire.
Signalisation : très bonne, de plus en plus à mesure que l’on se rapproche de Santiago.
L’étape commence en laissant A Laxe derrière elle, sur une route tranquille parallèle à la N-525, ce qui permet d’éviter le trafic dès le départ et de rouler confortablement. C’est un départ en douceur, idéal pour s’échauffer les jambes avant d’affronter une longue journée, où l’objectif n’est pas la vitesse mais la régularité.
Après environ 2 km, vous atteignez la zone de Bendoiro / O Xubín, où les flèches mènent directement à l’auberge et au centre du village.
🌿 Bendoiro - A Borralla - Ponte Taboada - Km 2 a Km 9,5À partir de Bendoiro, vous trouverez des routes locales et des chemins ruraux, qui sont toujours bien indiqués. Le paysage est typiquement galicien : fermes entourées de murs de pierre, arbres bas et petits hameaux dispersés.
À la hauteur d’A Borralla, le Camino quitte définitivement la route pour chercher les abords de la rivière Deza. Il s’agit de l’un des plus beaux tronçons de l’étape : un sentier qui longe la rivière et mène à une route pavée qui traverse le pont romain de Ponte Taboada (km 9,4), l’une des traversées historiques les plus emblématiques du tronçon.
🌊 Ponte Taboada - Transfontao - Silleda - Km 9,5 a Km 16,5Après le pont, l’itinéraire gagne légèrement en altitude pour relier de larges routes et des pistes cyclables. Il traverse Transfontao et continue vers Silleda, combinant des sections rurales avec des accès urbains doux.
Ce secteur nous permet de rouler avec une certaine fluidité, bien que le terrain continue d’être éprouvant pour les jambes, avec des changements de rythme continuels. Silleda (km 16,4) offre des services et constitue une bonne halte.
🏘️ Silleda - San Fiz - Bandeira - Km 16,5 a Km 23En quittant Silleda, le Camino retourne à l’environnement rural. Vous traversez de petits ponts, des chemins entre des eucalyptus et des villages tranquilles jusqu’à San Fiz et, peu après, Bandeira (km 22,9).
Bandeira est l’un des derniers villages entièrement équipés avant la dernière ligne droite, il vaut donc la peine d’y vérifier la présence d’eau et de nourriture.
🌾 Bandeira - Dornela - A Silba - Castro - Km 23 a Km 29,5Depuis Bandeira, nous empruntons une route locale qui descend doucement et remonte ensuite, pour rejoindre Dornela et ensuite A Silba / O Seixo. Le terrain alterne entre l’asphalte et les pistes forestières, toujours bien marquées.
Nous traversons Castro, une petite ville qui sert de prélude à la traversée du grand fleuve de l’étape.
🌉 Castro - A PONTA ULLA - Km 29,5 à Km 32,5Le chemin se dirige résolument vers la rivière Ulla, qui est traversée par le pont de A Ponta Ulla (km 32,4).
Ce point marque un moment symbolique important : nous quittons la province de Pontevedra et entrons à La Corogne.
Après le pont, une courte montée sur un chemin pavé mène à Outeiro (Vedra).
🏡 Outeiro - Rubial - Deseiro - Km 32,5 a Km 39,5A partir d’Outeiro, l’itinéraire suit des chemins agricoles et des routes secondaires. Il traverse Rubial et Deseiro, sur un terrain confortable mais déjà marqué par la fatigue accumulée de l’étape.
Le balisage est excellent et l’atmosphère de pèlerinage s’intensifie sensiblement.
🌳 Deseiro - A Susana - Cañoteira - Km 39,5 a Km 44Ce tronçon combine des chemins ruraux et des passages souterrains sous la N-525, en évitant toujours la circulation. À A Susana, nous suivons la route traditionnelle et, peu après, un coquillage en céramique indique l’embranchement vers Cañoteira, en traversant la route nationale par un passage souterrain.
🏙️ Cañoteira - Vixois - Piñeiro - Km 44 a Km 48Nous sommes maintenant dans la zone périurbaine de Santiago. Il y a de grandes infrastructures (autoroute et chemin de fer), mais le Chemin les traverse avec des passages sûrs et bien signalés.
Après Vixois et Piñeiro, il y a une montée courte mais exigeante, qui tend à être particulièrement visible après tant de kilomètres accumulés.
⭐ Santa María do Sar - Entrée de Santiago - Km 48 à Km 51,4L’arrivée se fait par les environs historiques de Santa María do Sar, l’un des accès les plus beaux et les plus paisibles à la ville. À partir de là, le Camino devient complètement urbain et cérémoniel.
Vous entrez dans Santiago par :
Elle se termine enfin à la Praza do Obradoiro, où la coquille centrale marque la fin de la Route de l’Argent après 51,4 km de l’étape.
📊 RÉSUMÉ DE L’ÉTAPEDistance totale : 50.03 km

La meilleure logistique du Camino de Santiago. Nous disposons d’un hôtel à proximité de la cathédrale de Santiago comme point d’assistance et de collecte de nos vélos de location.
Nous sommes sur TripAdvisor. Si vous voulez savoir ce que pensent nos utilisateurs ou si vous voulez nous donner votre avis, vous pouvez le faire via le lien suivant.